FLEURS DE VILLES – ARTISTE
PORTRAIT DE FEMME – JEANNE RHÉAUME 1947
Denyse Proulx Conception florale et Johanne Martel AIFD CAFA
Sur cette toile on y voit une femme dans ses pensées.
Il nous plaît d’imaginer qu’elle se rappelle sa dernière visite dans son magnifique jardin.
Comme elle aime le faire, elle s’est habillée de ses plus beaux atours
en coiffant l’ensemble de son chapeau préféré.
Elle rêve déjà de revivre ces doux moments lors de la prochaine saison.
Elle se voit déjà, déambulant fièrement dans cet espace fleuri.
Dans cette événement la thématique ARTISTE est une collaboration de FLEURS DE VILLES et du MUSÉE NATIONAL DES BEAUX-ARTS DU QUÉBEC.
Afin de nous inspirer une sélection de portraits d’époque tiré de la collection du Musée a été préalablement faite.
Une toile ou portrait nous étant attribué pour s’inspirer.
Peu d’information sur le personnage peint, mais il a été très intéressant de découvrir sur l’artiste peintre.
Aujourd’hui, dans mon rôle de coach, j’offre d’accompagner une fleuriste ne voulant pas prendre en charge totalement ce genre de projet. C’est de cette façon que Denyse à accepter de relever le défi.
Le plaisir de travailler en équipe, d’échanger et de faire avancer un tel projet est non seulement un enrichissement pour chacune mais nous apporte en compétence et maîtrise.
Qui est JEANNE RHÉAUME ?
Peintre et tapissière, Jeanne Rhéaume naît à Montréal en 1906 et y décède en 2000. De 1934 à 1936, elle étudie à l’École des beaux-arts de Montréal et à la Art Association of Montreal. Puis, une fois diplômée, elle expose ses oeuvres à la Galerie Parizeau, la West End Gallery et la Galerie l’Art français (aujourd’hui la Galerie Valentin). En 1948, de concert avec son ami Alfred Pellan, elle adhère au groupe Prisme d’Yeux dont elle signe le manifeste rédigé par Charles de Tonnancour. La même année, elle obtient une bourse d’étude et voyage en France, Italie, Belgique et Angleterre. Séduite par les paysages de la Toscane, elle quitte le Québec en 1952 pour s’installer à Florence d’où elle envoie chaque année une quarantaine d’oeuvres qui seront exposées dans les villes canadiennes les plus importantes. Puis, en 1970, après des études en tapisserie en France, Sardaigne, Suisse et Allemagne, elle choisit de s’établir près de Sienne, dans la campagne toscane. Jeanne Rhéaume privilégie les paysages et les natures mortes tant dans sa peinture où elle utilise comme médiums l’huile, l’aquarelle, l’encre et l’acrylique que dans ses dessins au fusain et ses tapisseries. Sa carrière est jalonnée de prix tels le troisième grand prix du Québec (1946), le prix pour les huiles à l’exposition du printemps du Musée des beaux-arts (1950) et le prix Jessie Dow au Musée des beaux-arts de Montréal (1957,1958). Elle obtient aussi des bourses d’étude, en tissage notamment (1969, 1970, 1971). Quant à ses oeuvres, elles font partie des collections suivantes : Art Gallery of Vancouver, Art Gallery of Hamilton, Musée des beaux-arts du Canada, Art Bank, Conseil des arts du Canada, Affaires mondiales Canada (auparavant le ministère des Affaires étrangères) à Ottawa, Musée des beaux-arts de Montréal, Musée national des beaux-arts du Québec et la Délégation générale du Québec à Paris.
Nous avons ciblé et atteint trois objectifs:
- D’utiliser au maximum nos ressources locales et extérieures.
- De respecter le budget qui nous était alloué.
- S’assure de récupérer tous les matériaux et de transformer les éléments.
À partir de la photo qui nous est soumise voici les critères à respecter
- Chaque mannequin ARTISTE est un rendu botanique basé au plus près de la photo choisie.
- Chaque détail est conçu pour donner vie à ces éléments de cette ARTISTE. Que ce soient les cheveux, la tenue, les bijoux, les chaussures, etc.
- La précision de tous les éléments est très importante pour s’assurer que la représentation est correcte.
- Il doit être pensé à une façon intéressante et créative de raconter une histoire.
- Fleurs et plantes fraîches (pas d’accessoires ou de produits non naturels !) pas teint ou pulvérisé sauf approbation.
- On doit porter attention au poids et s’assurer qu’elle soit équilibrée. On doit sécuriser sa base en utilisant quelques briques ou un sac de gravier, et…)
Mon approche « Moi, j’aime les fleurs »

La durée et la conservation
La durée demandée est de 5 jours.
Nous devons prévoir arroser ou changer des fleurs si nécessaire afin de garder le plus fidèle possible du début à la fin de l’événement.
Pour notre part, ous avons choisi une partie des éléments pouvant sécher sur place, sans que celle-ci ne change d’aspect.
D’autres éléments ont permis d’avoir un visuel changeant graduellement.

L'objectif zéro déchet
RÉDUIRE: Le choix des matériaux a été plus difficile à faire devant tout s’approvisionner à l’extérieur, étant au printemps, en avril plus précisément. Nous avons jumelé les achats avec l’autre mannequin réalisé soit Mme Balaston. Cela a permis de consolider nos choix et notre budget respectif.
RÉUTILISER: Comme à notre habitude une attention particulière a été apporté pour récupérer et réutiliser autrement tout le matériel utilisé et les éléments réalisés.
Rien n’a été mis à la poubelle lors du démontage et très peu à l’atelier car nous avons rapidement trier et reclasser les matériaux et les éléments.
Le dôme que nous avons créé avec la vigne de kiwi de mon jardin est aujourd’hui un élément décoratif dans l’une de mes plates-bandes.
RECYCLER: Une visite dans une ressourcerie m’a permis de dénicher le vêtements de base pour recevoir nos guirlande de feuilles et de gypsophile.
COMPOSTER: 90% organique

Particularités techniques
Collage, piquage et fixation avec des attaches ou du fil de fer.
Beaucoup de temps a été nécessaire pour confectionner de longues suite de feuillage et de gypsophile créant le motif de la robe.

À savoir et anecdotes
Denyse a mise à exécution de tailler la robe en section pour en faire des pièces murales.
Magnifiques réalisations qui fait durer la fierté d’avoir réalisé ce défi.








